Mon histoire

Je brode des histoires. Celles que la matière m’inspire, entre textures et éclats.
Enthousiaste invétérée, j’ai trouvé dans la broderie un langage où perles et paillettes racontent mon univers.

À travers la technique exigeante du crochet de Lunéville, je donne vie à des pièces uniques, jouant avec la lumière et les reflets.
Mes créations invitent à redécouvrir l’élégance du geste artistique et la poésie du détail.

Un parcours guidé par la résilience

Il était une fois…

Il était une fois une petite fille née dans une famille de vignerons, dans un village accroché aux premiers contreforts des Corbières.
Cette petite fille, c’est moi, Ghislaine.
Petite, je le suis restée, tout comme je n’ai jamais quitté Caramany.
Mon attachement à cette terre est aussi profond que les racines des vignes qui l’habitent.

Très jeune, j’ai suivi mon père dans les vignes, mettant mes pas dans les siens.

Ce métier, je l’ai embrassé avec amour, malgré les difficultés, la rudesse du climat et les imprévus liés au travail de la terre.
Puis, à 50 ans, la vie m’a imposé un virage. Un accident de la vie m’a contrainte à tourner la page, mais pas à fermer le livre.

J’ai poursuivi mon chemin dans le monde du vin, autrement, en accompagnant un domaine viticole, La Différence à Tautavel. J’y ai découvert l’autre facette du métier : la vinification, la transmission, le partage avec les amateurs de belles bouteilles. Jusqu’au jour où, poussée par le contexte et le hasard, j’ai pris une nouvelle direction.

Lors du confinement, j’ai suivi une formation en broderie de Lunéville, une discipline qui m’attirait depuis toujours. Ce qui n’était qu’un loisir est devenu bien plus : une évidence.
La broderie s’est imposée à moi, comme un nouveau langage, un moyen d’exprimer tout ce que la terre m’a enseigné.

Ghislaine Bascou dans les vignes à Caramany, lors de sa période de vigneron avant sa reconversion artistique
Détail des mains de Ghislaine Bascou brodant à la main avec la technique du crochet de Lunéville

Des créations uniques

Une histoire de transmission

Le moindre point de broderie résonne avec mon passé, reliant deux univers qui me sont chers : la vigne et l’art.
À travers mes œuvres, je raconte la résilience des ceps, la beauté brute du terroir, la patience du travail manuel.

Je brode sur des supports atypiques : bouteilles de vin, ceps de vigne, matières nobles… Chacune de mes œuvres est singulière, une célébration de la nature et du savoir-faire artisanal. De la terre au fil, il n’y a qu’un pas, celui de la transmission et de l’émerveillement.

Patience et création

Broder le destin

La broderie de Lunéville est un art d’excellence, exigeant, minutieux, où tous les gestes comptent.

Je travaille à la main, en utilisant des perles, des paillettes, des fils d’or et d’argent entre autres, pour donner relief et lumière à mes créations.

Tout commence par une inspiration : une histoire à raconter, une matière qui m’appelle, la recherche des textures et des couleurs, avant d’entamer le travail de broderie sur métier.
Les œuvres demandent patience et précision, chaque point est une note sur une partition silencieuse.

Dans cet art, je retrouve ce que j’aimais tant dans le travail de la vigne : la patience, la rigueur, l’humilité face à la matière.
Et, comme un bon vin, une broderie réussie est une alchimie entre savoir-faire, passion et intuition.

Ghislaine Bascou concentrée sur une création de broderie de Lunéville dans son atelier textile
Détail des mains de Ghislaine Bascou brodant une œuvre avec le crochet de Lunéville

une interprétation artistique

Une partition singulière

Pour moi, la broderie est une partition vivante.

Je l’envisage comme une musique textile que l’on peut rejouer à l’infini : même technique, mais une interprétation toujours renouvelée.
Le crochet de Lunéville, mon outil de prédilection, me permet de varier les rythmes, les matières, les textures…

Mes créations sont des œuvres uniques, où l’artisanat d’art rencontre l’émotion et l’instinct.

Dans mon atelier, la broderie haute couture devient langage, écho du geste et reflet de l’instant.

Ces rencontres qui marquent

À celles et ceux qui tracent les chemins

J’ai eu la chance de rencontrer, tout au long de ma vie, des personnes extraordinaires. Certaines m’ont aidé à traverser des moments difficiles, d’autres m’ont ouvert de nouveaux horizons, d’autres encore m’ont accordé leur amitié.

Mais il y a une femme qui a fait qu’aujourd’hui, je me lance dans cette nouvelle aventure. Elle a la détermination de celles qui n’ont rien à prouver, l’envie de transmettre ses connaissances chevillée au corps, l’humilité des gens qui ont traversé des épreuves, la force de déplacer des montagnes et l’audace d’aller sur des chemins non encore explorés. Elle, c’est Marylène Eyral, artiste brodeuse et brodeuse d’art diplômée, fondatrice de l’école de broderie en ligne Studio Eyral.

Je tenais à remercier ici toutes ces personnes d’avoir cru en moi et de m’accorder leur confiance.

Ghislaine B.

« J’ai longtemps cherché une manière de m’exprimer.
C’est le fil qui m’a trouvée. »