Pourquoi broder ?
Au tout début.
Au tout début était l’envie d’apprendre les techniques de broderie, un simple loisir créatif, rien de plus.
La rencontre.
Comment faire pour se former quand on habite loin de tout et que le temps est compté ?
En 2021 je vois une publicité pour une formation en ligne. Je suis réceptive aux nouvelles technologies mais un peu méfiante tout de même.
Je contacte Marylène Eyral qui lançait son entreprise Studio Eyral.
Le courant est passé immédiatement, ce fut fluide et naturel.
Une écoute réelle, sincère.
Une approche novatrice.
Une vision de la broderie d’art, que je découvrais en parlant avec elle, révolutionnaire.
Une générosité sans limites.
Voilà comment a commencé mon parcours.
Et alors ?
Et alors je me suis laissée prendre par cette activité artistique, dynamisée par l’enthousiasme de la découverte de la broderie au crochet de Lunéville et le champ des possibles qui s’ouvrait à moi.
Au delà de la broderie c’est la porte de l’art que j’ai entrouverte, moi, la vigneronne, la rurale, l’indocile, qui pensais que cela n’était pas pour moi. Et puis le chômage, la maladie de maman, Alzheimer, qui a pris de plus en plus de place, le choix assumé de m’occuper d’elle, ont fait le reste.
Où en suis-je aujourd’hui ?
J’ai décidé de prendre le statut d’artiste il y a quelques mois parce que mes créations sont uniques et non reproductibles.
De plus Marylène organisait une exposition, « Fusion Art Tech » à la Villa Créative à Avignon de novembre 2025 à février 2026, où elle présentait les oeuvres de ses élèves ayant suivi son mentorat.
Ensuite Fabienne, de la Galerie Lluma à Collioure, m’a contactée, intriguée par mon travail qu’elle avait découvert grâce à mon site internet ; 3 semaines de mise en avant à cheval entre juillet et août 2026. Une nouvelle expérience, une pierre de plus sur mon chemin de Petit Poucet.
La prochaine sera ma participation à « Au Fil du Tech » du 1 au 4 octobre 2026 à Amélie les Bains.
Où cela me conduira-t-il ? Nul ne le sait.
Est-ce que j’ai un plan ? Non, je n’en ai jamais eu, je me laisse porter par la vie, je ne me ferme à rien parce que l’aventure m’intéresse.
J’ai une pensée pour Marie-Carmen qui avait de grandes et belles idées de créations mais qui n’a pas eu le temps de les réaliser.
Vivre est un luxe qui ne se monnaye pas, n’attendons pas d’avoir des regrets !



