Broder en septembre.

En pente douce.

Doucement, tout doucement, presque imperceptiblement l’été tire sa révérence.

Apaisement.

J’aime cette période de l’année où le temps donne le signal d’un changement.

Cela ne dure que 2 ou 3 jours, peu de personnes y sont sensibles, trop prises par le rythme trépidant de la vie.

Ce court espace-temps laisse derrière lui la violence de l’été, la lumière qui écrase tout, la chaleur qui semble plaquer les ombres au sol, pour rendre sa place à la douceur, à un éclairage rasant, à des jours bien plus courts, des nuits bien plus fraiches.

Ralentir pour mieux broder.

Comment traduire une sensation en points, une texture en broderie, comment trouver la bonne couleur, la bonne technique, quelles matières utiliser ?

Nous vivons dans une société où il faut aller toujours plus vite, être toujours plus productif, où le moindre temps mort est mal vu.

La broderie au crochet de Lunéville, l’art textile en général, a besoin de temps, de réflexion, de recul pour se régénérer et nourrir sa créativité.

Le calme et la contemplation sont sa nourriture.

Regarder, s’imprégner de sensations, d’émotions, observer de près, ralentir pour mieux apprécier la vie et la rendre plus belle à travers les oeuvres, les bouteilles brodées qui naîtrons de cette gestation points après perles.

Parce que le beau sauvera le monde…

Mon journal

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